Les marges de négociation ont bondi de 39 % en un an. (nattanan23 / Pixabay)
Avec des taux autour de 3 %, la situation est loin d’être aussi favorable pour les acheteurs sur le marché immobilier qu’il y a quelques années, où les taux étaient encore à 1 %. À la différence qu’aujourd’hui, ils disposent de bien plus de marge pour négocier, comme le prouve le dernier baromètre LPI-IAD relayé par BFM Immo . Ces marges atteignent en moyenne 9 % dans l'ancien, du jamais vu depuis des années.
Depuis la pandémie de Covid-19, ces marges de négociation sont en effet en constante hausse, puisqu’elles n’étaient encore que de 4 % en 2019. Rien qu’en un an, elles ont d’ailleurs bondi de 39 %. Cette récente augmentation semble liée à la reprise de la hausse des prix de l’immobilier couplée à la crainte d’une remontée des taux.
Une question d'offre et de demande
Reste qu’il ne s’agit que d’une moyenne. Plusieurs situations sont ainsi à distinguer. Selon le baromètre, les marges sont plus élevées sur les maisons, à 10,2 % en moyenne, contre 7,5 % en moyenne pour les appartements. Elles varient également en fonction des régions. Les marges de négociations sont au plus haut pour les maisons en Bretagne et en Aquitaine (13 %), ainsi qu’en Auvergne et en Bourgogne (12 %). À l’inverse, elle est sous les 7 % pour l'ensemble de l'ancien en Île-de-France et sous les 6 % en Rhône-Alpes.
Ici, un unique facteur serait à l’origine de cette pluralité de cas : le niveau de l’offre. Plus il existe une situation de pénurie, moins les vendeurs sont prêts à négocier, sachant qu’ils pourront obtenir une meilleure offre ailleurs. Par contre, plus les biens se font nombreux, ou plus les acheteurs se font rares, et plus les vendeurs sont prêts à négocier. D’ailleurs, ce sont les régions dans lesquelles les délais de vente sont les plus longs qui affichent les marges les plus importantes.
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